Voiture du roi Felipe VI : le bolide espagnol en édition limitée qui atteint 280 km/h aperçu à Majorque

À Majorque, les déplacements estivaux de la famille royale espagnole attirent toujours les regards. Cette fois, ce n’est ni un yacht ni une berline officielle qui alimente les commentaires, mais un coupé électrique spectaculaire, produit en très petite série et conçu en Espagne.
Sa silhouette évoque les grandes carrosseries des années 1930, tandis que ses performances appartiennent clairement au XXIe siècle. Derrière cette apparition remarquée se cache une automobile aussi rare que méconnue.
Pourquoi les voitures du roi Felipe VI suscitent autant d’attention
Felipe VI est souvent associé à des véhicules Audi, marque qui a longtemps fourni des voitures à la Maison royale espagnole. Lors de séjours à Palma de Majorque, les photographes observent donc volontiers les SUV, berlines et breaks sportifs utilisés par le souverain et son entourage.
Mais les rumeurs s’emballent dès qu’un modèle plus exclusif apparaît près du palais de Marivent, résidence estivale de la famille royale. Une carrosserie basse, des lignes rétro ou un logo inhabituel suffisent à faire circuler des identifications parfois imprécises.
Le sujet est d’autant plus sensible qu’une voiture sportive peut représenter bien plus qu’un moyen de transport. Dans ce cas précis, elle renvoie au savoir-faire automobile espagnol, à l’artisanat de luxe et à la relance d’un nom historique.
Il faut néanmoins distinguer une apparition visuelle, une voiture exposée à Majorque et un véhicule officiellement utilisé par le roi. Cette nuance est essentielle pour comprendre l’identité réelle du bolide souvent évoqué.
Le modèle en question est l’Hispano Suiza Carmen Boulogne
Le bolide espagnol associé à cette histoire est généralement identifié comme l’Hispano Suiza Carmen Boulogne. Il s’agit d’un coupé électrique de grand tourisme fabriqué par Hispano Suiza, marque espagnole historique relancée par la famille Suqué Mateu.
La Carmen Boulogne est une version plus radicale de l’Hispano Suiza Carmen. Son style s’inspire notamment de la Hispano Suiza Xenia Dubonnet de 1938, une voiture de collection célèbre pour sa carrosserie fluide et son élégance très aérodynamique.
La production est volontairement confidentielle. La Carmen Boulogne est limitée à cinq exemplaires, ce qui la place parmi les automobiles les plus exclusives fabriquées en Espagne. Elle ne doit donc pas être confondue avec une Cupra Formentor ou une Seat Leon, produites à bien plus grande échelle.
Ses performances expliquent le qualificatif de bolide. La Carmen Boulogne dispose de deux moteurs électriques installés sur l’essieu arrière. Leur puissance cumulée dépasse 1 000 chevaux. Hispano Suiza annonce une vitesse maximale pouvant approcher 290 km/h selon la configuration et les données communiquées pour le modèle.
Le chiffre de 280 km/h, souvent repris dans les titres, décrit donc l’ordre de grandeur de ses capacités, mais il ne doit pas masquer l’essentiel. Cette voiture n’a rien d’un véhicule royal de série. C’est une hypercar électrique artisanale, pensée pour une clientèle très restreinte.
Ce qui rend cette hypercar espagnole si différente
L’Hispano Suiza Carmen Boulogne ne recherche pas seulement la vitesse maximale. Elle associe puissance électrique, carrosserie en fibre de carbone et finitions réalisées avec une attention proche de l’orfèvrerie automobile.
Son architecture repose sur une propulsion arrière. Les deux moteurs électriques envoient leur force aux roues arrière, un choix qui vise à préserver les sensations d’une voiture sportive classique. L’accélération est instantanée, comme sur la plupart des véhicules électriques très puissants.
La voiture emploie une batterie lithium-ion d’une capacité d’environ 80 kWh. Cette batterie alimente les moteurs et permet une autonomie annoncée supérieure à 300 kilomètres dans des conditions d’homologation. Dans une utilisation sportive, l’autonomie réelle baisse logiquement.
| Élément | Hispano Suiza Carmen Boulogne |
|---|---|
| Type | Coupé électrique de luxe |
| Transmission | Propulsion arrière à deux moteurs |
| Puissance | Plus de 1 000 ch |
| Production | 5 exemplaires |
| Matériau principal | Fibre de carbone |
| Vitesse maximale annoncée | Jusqu’à environ 290 km/h selon la version |
Le nom Boulogne fait référence à la Coupe des Voiturettes de Boulogne, remportée par Hispano Suiza au début du XXe siècle. Il ne s’agit donc pas d’un simple habillage marketing. La marque revendique un héritage sportif ancien, remis au goût du jour avec une motorisation électrique.
Reste à comprendre pourquoi une telle automobile peut être aperçue à Majorque sans que cela confirme automatiquement son utilisation personnelle par Felipe VI.
Comment interpréter une apparition de voiture à Majorque
À Palma de Majorque, une voiture rare peut être photographiée près d’un hôtel, d’un port, d’un événement privé ou d’une résidence officielle. Cela ne suffit pas à établir son propriétaire ni son conducteur habituel.
Pour vérifier ce type d’information, il faut regarder plusieurs éléments concrets :
- Le lieu exact : une voiture garée près de Marivent n’est pas nécessairement affectée à la Maison royale.
- L’immatriculation : les plaques peuvent apporter des indices, sans toujours permettre d’identifier un propriétaire.
- Les images complètes : un cadrage serré peut rendre difficile l’identification précise du modèle.
- Les communications officielles : la Maison royale publie parfois les véhicules utilisés lors d’actes publics, mais pas chaque déplacement privé.
- Les caractéristiques techniques : les jantes, prises d’air, feux et logos permettent de distinguer une Carmen d’autres sportives.
Dans le cas d’une Hispano Suiza Carmen Boulogne, plusieurs détails sont reconnaissables. Son capot très long, ses ailes avant généreuses et ses optiques rondes à la signature lumineuse particulière la distinguent nettement d’une Audi, d’une Porsche ou d’une Ferrari.
La prudence reste nécessaire. Aucune apparition publique ne permet, à elle seule, d’affirmer qu’une hypercar appartient au roi Felipe VI. Elle peut relever d’une présentation, d’un déplacement d’un collectionneur ou d’une opération liée à la marque.
Cette réserve ne retire rien à l’intérêt du modèle. Au contraire, elle rappelle que l’histoire automobile est souvent plus passionnante lorsqu’elle sépare les faits établis des simples suppositions.
Hispano Suiza, Cupra et les autres visages du sport automobile espagnol
L’Espagne ne se résume pas à un seul constructeur sportif. Hispano Suiza représente le très haut de gamme artisanal, avec des voitures conçues en quantités infimes et des prix réservés à une clientèle internationale fortunée.
Cupra occupe une position très différente. Issue de Seat, la marque développe des modèles sportifs comme le Cupra Formentor, le Cupra Leon et le Cupra Born VZ. Ces voitures sont beaucoup plus accessibles qu’une Carmen Boulogne, même si certaines séries limitées intéressent les collectionneurs.
Le pays possède aussi un riche passé automobile. Pegaso a marqué les années 1950 avec ses coupés Z-102. Le préparateur et constructeur GTA Spano a proposé, de son côté, des supercars à moteur V10. Ces noms montrent que l’automobile espagnole ne se limite pas aux citadines et aux SUV.
La Carmen Boulogne se distingue toutefois par son choix du tout électrique. Elle ne cherche pas à imiter les hypercars thermiques. Son silence au démarrage contraste avec son accélération brutale, tandis que sa carrosserie rétro crée un décalage visuel rare.
Avant de s’arrêter au seul chiffre de vitesse, il reste quelques erreurs fréquentes à éviter.
Les confusions fréquentes autour de cette voiture
La première erreur consiste à annoncer 280 km/h comme une donnée unique et immuable. La vitesse maximale dépend de la version concernée, des réglages du constructeur et parfois de la limitation électronique appliquée au véhicule.
La deuxième erreur est de confondre une voiture espagnole avec une voiture officielle espagnole. L’Hispano Suiza Carmen Boulogne est bien conçue sous une marque espagnole, mais cela ne prouve pas qu’elle fasse partie du parc automobile de la monarchie.
Enfin, il ne faut pas assimiler la Carmen Boulogne à une voiture électrique ordinaire. Sa fabrication en fibre de carbone, ses moteurs arrière et sa production limitée à cinq unités en font un objet de collection autant qu’un véhicule de performance.
Si vous croisez une silhouette aussi singulière à Majorque, observez d’abord ses détails. Derrière ses lignes spectaculaires se trouve surtout une démonstration du luxe automobile espagnol contemporain.