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Recettes

Batch cooking : cette maman prépare 24 repas pour 22 euros grâce à une méthode que tout le monde peut copier

Préparer plus de trois semaines de déjeuners et de dîners avec un seul ticket de courses paraît irréaliste. Pourtant, avec une bonne organisation, quelques produits polyvalents et une cuisson menée dans le bon ordre, le coût peut tomber sous la barre symbolique de 1 euro par assiette.

Le résultat ne repose pas sur des plats fades ou répétitifs. Il s’agit surtout de transformer une même base en recettes aux textures différentes, puis de bien répartir chaque portion entre réfrigérateur et congélateur.

Pourquoi le batch cooking peut vraiment alléger le budget courses

L’inflation alimentaire oblige de nombreux foyers à revoir leurs habitudes. Le problème n’est pas toujours le prix d’un produit isolé. Ce sont aussi les achats non planifiés, les ingrédients utilisés une seule fois et les restes oubliés au fond du réfrigérateur.

Le batch cooking, aussi appelé meal prep, consiste à cuisiner plusieurs repas pendant une même session. Cette méthode réduit les dépenses inutiles, limite le gaspillage et évite de commander ou d’acheter un plat préparé les jours chargés.

Sur sa chaîne YouTube nanou_petits_prix_petit_budget, Nanou s’est fixé un défi concret : produire environ 20 portions pour un budget proche de 22 euros. Ses repas sont annoncés comme équilibrés, naturellement sans gluten et sans lactose, avec environ 30 g de protéines par portion.

Rapporté à une semaine, elle estime ce budget à un peu plus de 15 euros. Une telle organisation peut couvrir environ dix jours de déjeuners et de dîners pour une personne seule, ou cinq jours pour deux personnes. Mais son calcul s’est révélé encore plus favorable que prévu.

Pour comprendre ce résultat, il faut regarder le choix de l’ingrédient qui a permis d’étirer les recettes sans sacrifier la variété.

Le secret de Nanou : une butternut géante à 1,29 euro

L’ingrédient pivot de cette préparation est la courge butternut. Nanou a trouvé une très grosse pièce au prix de 1,29 euro l’unité, et non au kilo. C’est ce tarif qui lui a permis d’augmenter le volume de plusieurs plats à très faible coût.

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La butternut est particulièrement adaptée au batch cooking. Sa chair douce apporte de la consistance aux soupes, aux purées, aux garnitures et aux bols complets. Elle se travaille aussi bien rôtie au four, mixée, mijotée ou incorporée dans une préparation salée.

Dans ce défi, elle accompagne le poulet, les lentilles et le thon en conserve. Ces aliments constituent des sources de protéines, tandis que la courge, les légumes et les féculents apportent de la satiété et permettent de diversifier les assiettes.

Nanou avait prévu certaines recettes en cinq portions et d’autres en quatre portions. Après répartition, elle a obtenu six portions pour certains plats et cinq pour les autres. Au total, 24 repas ont été préparés au lieu des 20 initialement annoncés.

Le coût réel des ingrédients utilisés atteint 22,60 euros. Cela représente environ 0,94 euro par portion, contre 1,13 euro si le calcul était resté basé sur 20 repas. Encore faut-il employer cette courge et les autres aliments dans un ordre qui économise du temps et de l’énergie.

La méthode pratique pour préparer 24 portions à l’avance

Nanou a effectué l’essentiel de ses achats chez Aldi, puis a complété sa liste chez Netto et Lidl. Son ticket de caisse totalisait 25,55 euros. Comme tous les aliments achetés n’ont pas été entièrement utilisés, elle a retiré 2,94 euros de produits restants pour établir son coût exact de 22,60 euros.

Cette façon de compter est importante : un paquet entamé ne doit pas être imputé intégralement à un seul batch cooking. Conservez le reste pour une autre recette et notez uniquement la valeur de la quantité réellement cuisinée.

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Les préparations salées à prévoir

  • Des muffins salés à la courge butternut, au thon en conserve et au chorizo.
  • Un ragoût de lentilles au poulet.
  • Un hachis parmentier au poulet et à la courge butternut.
  • Un poké bowl associant poulet et butternut.
  • Un bouillon préparé avec les éléments disponibles.

Une organisation en une seule session

  1. Enfournez le poulet en premier. Pendant sa cuisson, vous libérez du temps pour les autres bases.
  2. Découpez la courge butternut. Réservez les quantités nécessaires aux muffins, au hachis parmentier et aux poké bowls.
  3. Faites cuire les lentilles. Elles servent ensuite à composer le ragoût avec le poulet.
  4. Préparez les muffins salés et le gâteau. Nanou complète ses plats par plusieurs douceurs maison, dont un gâteau et des mousses.
  5. Répartissez chaque préparation en contenants individuels. Cette étape permet de visualiser les portions réellement obtenues.
  6. Placez au frais les repas des premiers jours. Congelez le reste pour préserver la variété au fil de la semaine.

Cette logique évite de multiplier les cuissons et les ustensiles. Elle vous donne aussi une vue précise sur les quantités, un détail essentiel pour ajuster votre budget lors de la prochaine session.

Des adaptations simples selon les prix, les saisons et votre placard

La courge butternut est le levier économique de ce défi, mais elle n’est pas indispensable. Nanou propose de la remplacer par des carottes, repérées à moins de 1 euro le kilo chez Lidl, ou par des courgettes du jardin lorsqu’elles sont disponibles.

L’idée n’est donc pas de reproduire chaque plat à l’identique. Il faut reprendre le principe : choisir un légume de saison bon marché, une protéine accessible et un féculent qui se conserve bien. Les lentilles, par exemple, sont pratiques pour les ragoûts et supportent très bien la congélation.

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Le poulet peut être réparti entre plusieurs recettes pour éviter l’impression de manger le même plat plusieurs jours. Dans un hachis, il est mélangé à une purée de butternut. Dans un poké bowl, il devient l’élément protéiné d’un repas plus frais et modulable.

Le thon en conserve et le chorizo apportent quant à eux une autre identité aux muffins salés. C’est cette variation des formes, des assaisonnements et des textures qui rend le meal prep plus agréable sur plusieurs jours.

Les apports annoncés par Nanou atteignent environ 30 g de protéines par repas, soit 60 g sur deux repas. Ce repère doit toutefois être adapté à l’âge, au poids, à l’activité physique et aux besoins personnels. Reste à éviter quelques pièges qui peuvent faire grimper la note.

Les erreurs qui empêchent de rester sous 1 euro par repas

La première erreur consiste à acheter trop d’ingrédients différents pour chaque recette. Le principe gagnant est au contraire de réemployer le poulet, les lentilles, la butternut et les féculents dans plusieurs préparations.

Évitez aussi de calculer le coût du batch cooking uniquement à partir du ticket de caisse. Si un produit reste dans le placard ou au réfrigérateur, déduisez sa valeur. Dans le cas de Nanou, cette correction fait passer le total de 25,55 euros à 22,60 euros.

Enfin, ne conservez pas toutes les portions au réfrigérateur. Les recettes de ce défi peuvent être congelées. Gardez seulement les repas prévus dans les premiers jours au frais, puis alternez les plats décongelés pour ne pas vous lasser.

Le résultat dépendra toujours des promotions, des quantités servies et des ingrédients déjà présents chez vous. Mais une courge bon marché, des bases protéinées et une session de cuisine bien ordonnée suffisent à rendre cette méthode accessible.

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Clémentine B.

Clémentine B.

Passionnée de saveurs et d'histoires culinaires, Clémentine B. explore pour vous les trésors de la cuisine française et internationale, avec un goût prononcé pour les recettes traditionnelles revisitées.

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